Poétesses d'expression française (du Moyen-Age au XXème siècle)

Poétesses d'expression française (du Moyen-Age au XXème siècle)

Les 3 filles de Catherine de Parthenay

Les 3 filles de Catherine de Parthenay

 

 

Anne de Rohan ne fut pas la seule fille à suivre l'exemple de Catherine de Parthenay.  Henriette et Catherine étaient également réputées pour leur talent poétique.

 

Consulter la Société d'émulation de la Vendée, année 1873, p. 115

 l'article de Paul Marchegay, sur lequel cette page est fondée.

 


 - 1 -

Henriette de Rohan (l'ainée)

1577-1624?

 

 

Tallemant de Réaux l'avait surnommée "La Bossue" en raison d'une difformité, "habile à peindre les portrtaits les plus délicats, elle a aussi été poète. Voici les extraits de deux élégies cités par Paul Marchegay:

 

 

 

Elle pleure ici, en 1607, la mort de la duchesse de Deux-Ponts, sa jeune soeur. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici encore un éloge des poètes qu'elle admirait, intitulé

 

Jugement sur quatre poètes

 

Quand je lis un Ronsard, prince des lauriers verts,

Quand je vois de Bartas le discours magnifique,

Quand je vois de Garnier l'oeuvre toujours tragique,

Et du naïf Bellay les ouvrages divers,

La gravité de l'un je vante en l'univers,

Je loue du second le langage angélique,

Je vais chantant du tiers la muse poétique,

J'estime du dernier les doux et coulants vers.

Ainsi ces beaux écrits attachent mes oreilles:

Est-il rien de si beau, dis-je, que ces merveilles?

Mais quand un bruit commun me rapporte à l'instant

Ces nouveaux vers de cour, je dis en ma pensée:

Est-il rien de si fol que ceux qui vont chantant

La beauté d'Andromède et l'amour de Persée?

 


 

  - 2 -

Anne de Rohan

1583-1646

 

 

Consulter la fiche que je lui consacre dans ce même blog 

 

Des 3 soeurs, Anne est la seule qui ait véritablement laissé une oeuvre considérable. Paul  Marchegay reproduit dans son article certaines de ses poésies funèbres. En voici quelques-unes.

 

 

 

Déplorant la mort de son amie d'enfance, Catherine de Chivré:

 

 

 

Voici deux strophes extraites des

"Vers de Mlle Anne de Rohan sur la mort de Mme la Duchesse de Deux-Ponts, sa soeur"

 

 

 

 

 

   Extraits d'une élégie sur la mort de Catherine de Lorraine, composée au nom de sa soeur Henrietter, "que sa profonde douleur...rendait incapable de lui rendre ce dernier hommage".

 

 

 


 

- 3 -

Catherine de Rohan (la plus jeune)

1584-1606?

 

"Grande, belle, savante et parfaitement sage,

Vécut puis mourut en l'avril de son âge."

 

 

Il ne reste rien des écrits poétiques de Catherine de Rohan, mais "les vers suivants d'Odet de la Noue, fils de Bras de Fer, prouvent qu"elle excellait en musique comme en poésie:

 

"Donc, de parole si douce

Nous n'entendrons plus les sons.

Nous n'orrons plus ses chansons

Ni les accords de son pouce;

Nous n'orrons plus ses beaux vers

Sur tant de sujets divers."

 

 

 

 

 

 



24/06/2012
0 Poster un commentaire
Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 105 autres membres